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4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi Il est conseillé de diminuer la dose chez les personnes âgées, en cas d'hypothyroïdie, d'affection hépatique chronique, d'insuffisance rénale, d'insuffisance surrénale, d'hypertrophie de la prostate, de choc ou de réserve respiratoire réduite. Comme pour tous les narcotiques, le risque de dépression respiratoire est élevé en cas d'utilisation excessive. La prudence est de rigueur au cours de l'administration de MS Direct en cas de vidange gastrique ralenti, d'abdomen aigu, en période préopératoire et au cours des 24 premières heures suivant une opération ou après une chirurgie abdominale. La survenue d'un iléus paralytique impose l'interruption du traitement par MS Direct 10 mg comprimés. Chez les malades nécessitant une cordotomie ou toute autre intervention chirurgicale à visée analgésique, le traitement par MS Direct 10 mg comprimés doit être interrompu 24 heures avant l'intervention. La morphine doit être utilisée avec prudence dans les cas suivants : - si l'on traite simultanément l'étiologie de la douleur : les doses de morphine doivent alors être adaptées aux résultats du traitement appliqué ; - chez un patient présentant des difficultés respiratoires : la fréquence respiratoire sera scrupuleusement contrôlée. L'insomnie indique une décompensation. Il est important de diminuer les doses de morphine lorsque d'autres traitements analgésiques sont prescrits simultanément, car cela peut favoriser une dépression respiratoire d'apparition brutale. La prudence est également de mise chez les patients atteints de maladies pulmonaires obstructives graves, de cœur pulmonaire sévère ou d'asthme bronchique grave ; - chez les personnes âgées : elles sont très sensibles aux effets indésirables centraux (confusion). Leur système digestif est très fragile. Il existe également une altération physiologique de la fonction rénale. Il est donc recommandé de réduire la dose initiale de moitié ; - en cas d'insuffisance hépatique sévère ; - en cas de constipation : il est absolument nécessaire de s'assurer de l'absence d'un syndrome obstructif avant de commencer le traitement ; - en cas d'affections des voies biliaires ; - en cas de pancréatite ; - en cas d'hypotension s'accompagnant d'une hypovolémie ; - chez les patients ayant des antécédents d'épilepsie, car la morphine peut abaisser le seuil de convulsions ; - chez les patients ayant des antécédents d'abus de substances. Une hypertension intracrânienne peut apparaître après l'administration de la morphine. La morphine doit donc être utilisée avec la plus grande prudence chez les patients souffrant de lésions à la tête ou ayant déjà présenté une hypertension intracrânienne. En cas d'utilisation prolongée, une tolérance peut se développer et il peut s'avérer nécessaire d'administrer des doses plus élevées pour obtenir l'analgésie adéquate. L'utilisation prolongée peut entraîner une dépendance physique. L'arrêt brutal d'un traitement prolongé provoque des symptômes de sevrage, tels que : anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, transpiration excessive, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhée, arthralgies. Une diminution progressive de la dose permet d'éviter ces symptômes de sevrage. Des symptômes de sevrage peuvent également apparaître au cours du passage d'un analgésique morphinique à un autre. La morphine est un stupéfiant pouvant donner lieu à un mésusage (abus) : dans ce cas, une dépendance physique et psychologique peut être observée, ainsi qu'une tolérance (accoutumance) résultant d'une utilisation répétée. La prudence est de mise chez les patients ayant des antécédents d'abus de substances. Syndrome thoracique aigu (STA) chez les patients présentant une drépanocytose En raison d'une possible association entre le STA et l'utilisation de morphine chez les patients présentant une drépanocytose recevant un traitement par morphine lors d'une crise vaso-occlusive, les patients concernés doivent faire l'objet d'une surveillance étroite visant à détecter les symptômes de STA. Insuffisance surrénale Les analgésiques opioïdes peuvent entraîner une insuffisance surrénale réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes d'insuffisance surrénale peuvent comprendre les symptômes suivants: nausée, vomissements, perte d'appétit, fatigue, faiblesse, sensations vertigineuses et pression artérielle basse. Traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale Une réduction de l'efficacité du traitement par inhibiteur P2Y12 a été observée, dès le premier jour de traitement concomitant par inhibiteur P2Y12 et morphine (voir rubrique 4.5). Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine L'utilisation à long terme d'analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des niveaux d'hormones sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes incluent les événements suivants: diminution de la libido, impuissance et aménorrhée. Une hyperalgésie ne répondant pas à une nouvelle augmentation de la dose de morphine peut survenir, notamment à des doses élevées. Une réduction de la dose de morphine ou un changement d'opioïde peut s'avérer nécessaire. Risque lié à l'utilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés L'utilisation concomitante de MS Direct et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques. Si la décision de prescrire MS Direct de manière concomitante avec des sédatifs est prise, il convient d'utiliser la dose efficace la plus faible, et la durée du traitement doit être aussi courte que possible. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter tout signe et symptôme de dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants des symptômes à surveiller (voir la rubrique 4.5). La morphine présente un risque d'abus similaire à celui des autres puissants opioïdes agonistes et doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des antécédents d'alcoolisme ou de toxicomanie. Dépendance et syndrome de sevrage L'utilisation d'analgésiques opioïdes peut être associée au développement d'une dépendance ou d'une tolérance physique et/ou psychologique. Plus l'utilisation du médicament est longue, plus le risque augmente. De même, des doses plus élevées augmentent le risque encouru. Il est possible de réduire au maximum les symptômes en ajustant la dose ou la forme pharmaceutique et en procédant à un sevrage progressif de la morphine. Pour les symptômes individuels, voir la rubrique 4.8. Les concentrations plasmatiques de morphine peuvent être réduites par la rifampicine. Il convient de surveiller l'effet analgésique de la morphine et d'ajuster les doses de morphine pendant et après le traitement par rifampicine. Troubles respiratoires liés au sommeil Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment l'apnée centrale du sommeil (ACS) et l'hypoxémie liée au sommeil. L'utilisation d'opioïdes augmente le risque d'ACS de façon dose-dépendante. Chez les patients souffrant d'ACS, il convient d'envisager une diminution de la dose totale d'opioïdes.
Douleur
La substance active est : sulfate de morphine.
Les autres composants (excipients) sont : lactose anhydre, amidon de maïs (prégélatinisé), povidone, talc, stéarate de magnésium.
L'enrobage du comprimé est composé de : Opadry 06B20843 (bleu) (hypromellose – dioxyde de titane (E171) – macrogol 400 – bleu brillant FCF, laque d'aluminium (E133)).
Autres médicaments et MS Direct
Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament. Cela s'applique également aux médicaments obtenus sans ordonnance.
Cela est d'autant plus important si vous prenez l'un des médicaments repris ci-dessous ou des médicaments aux fins suivantes:
de la rifampicine pour traiter, par exemple, la tuberculose;
l'utilisation concomitante de ce médicament et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de somnolence, de difficultés respiratoires (dépression respiratoire) et de coma, et peut engager le pronostic vital. C'est pourquoi une utilisation concomitante ne doit être envisagée que s'il n'existe pas d'autres options thérapeutiques. Toutefois, si votre médecin vous prescrit ce médicament en association avec des médicaments sédatifs, il doit veiller à limiter la dose et la durée du traitement concomitant.
Informez votre médecin de tous les médicaments sédatifs que vous prenez et suivez strictement ses recommandations posologiques. Il pourrait s'avérer utile d'informer vos amis ou votre famille afin
que ceux-ci connaissent les signes et symptômes énumérés ci-dessus. Prenez contact avec votre médecin si vous présentez de tels symptômes.
MS Direct peut présenter une interaction avec les médicaments suivants ou avec les médicaments des groupes mentionnés ci-dessous :
substances à action centrale, dont les calmants (sédatifs), les somnifères (hypnotiques), les médicaments pour traiter les troubles psychiques (neuroleptiques, phénothiazines) et les troubles d'anxiété (anxiolytiques), les analgésiques puissants (narcotiques), les produits anesthésiant la
douleur (anesthésiques), la gabapentine (un médicament contre l'épilepsie ou la névralgie);
certains médicaments administrés en cas d'hypertension, de certaines plaintes cardiaques ou d'augmentation de la pression intraoculaire (bêtabloquants);
IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase, médicaments contre la dépression). N'utilisez pas ce médicament en même temps que des IMAO, ni pendant les 2 semaines suivant l'arrêt d'un traitement par IMAO;
certains médicaments contre les réactions d'hypersensibilité (antihistaminiques);
certains médicaments utilisés pour traiter les caillots sanguins (par exemple le clopidogrel, le prasugrel, le ticagrélor) peuvent avoir un effet retardé et diminué lorsqu'ils sont pris avec de la morphine;
la gabapentine ou la prégabaline pour le traitement de l'épilepsie et des douleurs dues à des problèmes nerveux (douleurs neuropathiques).
La recherche de glucose dans les urines peut fournir un résultat faux positif, si l'on utilise des
solutions de Benedict ou de Fehling ou la méthode de réduction du cuivre.
MS Direct avec des aliments, boissons et de l'alcool
Ne consommez pas d'alcool pendant que vous utilisez les comprimés MS Direct, car l'alcool peut
renforcer les effets (secondaires) de la morphine.
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Arrêtez d'utiliser MS Direct et consultez immédiatement un médecin si vous présentez l'un des symptômes suivants:
Symptômes et effets indésirables importants à surveiller et conduite à tenir le cas échéant :
effets indésirables graves entraînant des difficultés respiratoires ou des sensations vertigineuses.
Contactez immédiatement un médecin si vous présentez ces effets indésirables importants.
Très fréquents (survenant chez plus de 1 patient sur 10):
nausées
défécation rare et difficile (constipation, obstruction)
Fréquents (survenant chez moins de 1 patient sur 10):
confusion
insomnie
étourdissements
maux de tête
contractions musculaires involontaires
somnolence
douleur abdominale
manque d'appétit
bouche sèche
vomissements
sueurs
éruption cutanée
faiblesse (asthénie)
fatigue
malaise
démangeaisons
Peu fréquents (survenant chez moins de 1 patient sur 100):
hypersensibilité
agitation
bonne humeur excessive (euphorie)
perception de choses qui n'existent pas (hallucinations)
sautes d'humeur
crises d'épilepsie (convulsions)
augmentation de la pression ou tension (hypertonie)
troubles de la sensibilité (paresthésies)
évanouissement (syncope)
troubles de la vue (troubles visuels)
sensation de tournis (vertiges)
rougeur
diminution de la tension artérielle (hypotension)
présence de liquide dans les poumons
diminution de la respiration (dépression respiratoire)
spasmes des voies respiratoires
obstruction intestinale (iléus)
troubles du goût
troubles de la digestion (dyspepsie)
augmentation des taux d'enzymes du foie
formation de papules (urticaire)
persistance de petites quantités d'urine dans la vessie (rétention urinaire)
frissons
rétention d'eau dans les jambes
Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :
réaction d'hypersensibilité sévère (réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes)
pensées anormales
dépendance
mauvaise humeur excessive (dysphorie)
augmentation de la sensibilité à la douleur et à la pression (hyperalgésie)
diminution de la taille des pupilles (myosis)
diminution de la toux
douleur ou spasmes des voies biliaires
absence de règles
diminution de l'envie de rapports sexuels (diminution de la libido)
impuissance
accoutumance, symptômes de sevrage (pour les symptômes, voir la rubrique 3 " Si vous arrêtez de prendre MS Direct ")
symptômes de sevrage chez les nouveau-nés dont les mères ont utilisé MS Direct pendant la grossesse (voir rubrique 2 " Grossesse et allaitement ")
apnée du sommeil (pauses respiratoires pendant le sommeil)
symptômes associés à une inflammation du pancréas (pancréatite) et des voies biliaires, par exemple douleurs sévères à la partie supérieure de l'abdomen pouvant irradier dans le dos, nausées, vomissements ou fièvre
MS Direct est contre-indiqué en cas d'une hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou dans toute situation où l'usage des opioïdes est contre-indiqué. Il peut s'agir des situations suivantes : - Dépression respiratoire - Syndrome obstructif des voies respiratoires - Affection hépatique aiguë - Alcoolisme grave - Administration simultanée, ou datant d'il y a moins de deux semaines, d'inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) - Traumatisme cérébral - Hypertension intracrânienne - Iléus paralytique - Enfants de moins de 5 ans
Fertilité Il ressort des études effectuées chez l'animal que la morphine peut réduire la fertilité (voir la rubrique 5.3 " Données de sécurité préclinique "). Grossesse La morphine traverse le placenta et passe dans le lait maternel. Elle ne peut donc pas être administrée pendant la grossesse et l'allaitement. Pendant l'accouchement, la morphine, qui traverse la barrière placentaire, peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Une utilisation prolongée de morphine durant la grossesse peut provoquer un syndrome de sevrage néonatal. Les nouveau-nés dont la mère a reçu des analgésiques opioïdes en cours de grossesse doivent faire l'objet d'une surveillance afin de détecter les signes de syndrome de sevrage néonatal. Le traitement peut inclure l'utilisation d'un opioïde et des soins de support.
Adultes et enfants > 12 ans
Enfants de 5 à 12 ans
| CNK | 1466879 |
|---|---|
| Fabricants | Mundipharma |
| Largeur | 60 mm |
| Longueur | 111 mm |
| Profondeur | 30 mm |
| Quantité du paquet | 56 |
| Ingrédients actifs | morphine sulfate |
| Préservation | Température ambiante (15°C - 25°C) |